Les dessins et lavis de Thomas Salet ponctuent un univers en apesanteur, suspendu, retenu par la main de l’artiste grâce au fil invisible de son imaginaire créatif.
Ces silhouettes étagées à la taille marquée et aux bras enveloppants, ces formes souples et mouvantes, coloriées de rouge et de bleu, inventent des contours familiers, et des surfaces mobiles .
Le dialogue, déjà entamé par Thomas Salet dans ses encres de Chine, se prolonge par la figure, grâce à l’énergie captée par son œil pour mieux nous la restituer, en une matière vivante et jamais inerte.
Tels des cerfs-volants, ces formes humaines imaginaires présentées à notre regard, ressemblent à des « œuvres d’air » déployées dans l’espace.
Pierre Nore
Paris, septembre 2003.
